Suzanne Collins, Hunger Games (tome 1)

Publié le par Grazyel

9782266182690.jpg[chronique écrite en mai 2011]

 

J’ai fermé ce premier livre il y a environ une heure. Je ne pensais pas être capable d’écrire mon avis aussi vite, mais j’ai tellement été transportée par ce roman qu’il me tarde déjà de faire un bilan dessus. De plus, comme il s’agit d’un livre plutôt riche, je préfère écrire de suite mon avis avant d’être encombrée par des pensées qui émaneraient en partie du second et du troisième tome (sur lesquels je vais me précipiter aujourd’hui, ou au plus tard, demain).

Résumé : Peeta et Katniss sont tirés au sort pour participer aux Jeux de la Faim. La règle est simple : 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras ? Dans chaque district de Panem une société reconstruite sur les ruines des États-Unis deux adolescents sont choisis pour participer au Jeu de la Faim. La règle est simple : tuer ou se faire tuer. Celui qui remporte l épreuve, le dernier survivant, assure la prospérité à son district pendant un an.

 

Autres livres : Hunger Games (tome 2 : L'embrasement) ; Hunger Games (tome 3 : La Révolte)

 

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Le premier mot que je me suis dit en refermant livre, en fait, ce n’était même pas un mot, mais plutôt une sorte de cri intérieur ressemblant à un « wahou !! » finalement doublé par un terme grossier comme « putain » ou « bordel », accompagné d’une expression folle comme ce smiley-ci : O__O
Ma réaction signifie donc que je risque d’avoir un mal de chien à trouver quelque chose de négatif à dire. Mon avis sera donc plutôt court et assaisonné de superlatifs hyper méga trop propagés tout au long de ce qui va suivre (ça commence bien, d’ailleurs).

Déjà, ce roman est écrit à la première personne et on se place du point de vue de Katniss. Personnellement, j’ai toujours eu du mal avec les héroïnes, j’adore lire un récit où c’est le garçon qui prend la parole, or, ici, c’est l’une des rares fois où j’adhère autant à un personnage féminin et qu’elle ne me tape pas sur le système ou ne me rend pas chèvre au bout de deux pages.
Katniss m’a immédiatement touché, dès le début, elle ne s’attarde pas sur des détails qui pourraient agacés n’importe quel lecteur. On est plongé dans son univers par des termes directs, humains et très accrocheurs. Et rapidement, on est présenté à son meilleur ami, Gale, et honnêtement, on en apprend si peu sur lui au cours de ce volume qu’il devient un personnage très intriguant. Personnellement, j’ai hâte de le retrouver pour des raisons évidentes de l’histoire. Il n’est pas très présent dans ce tome, mais je suppose qu’il le sera bien plus par la suite. J’ai hâte.
Pour en revenir à l’histoire. On ne peut pas dire qu’elle soit singulière : envoyer des jeunes s’entretuer jusqu’à ce qu’il y ait un survivant, Battle Royal l’a déjà fait. Mais comme je n’ai pas lu ce manga, je m’arrêterai ici sur leurs comparaisons. Je suppose qu’ils n’ont rien en commun à part ce principe scandaleux de massacre.
Ce que j’ai apprécié, c’est tout l’univers qui entoure Katniss, l’histoire de ce que sont devenus les Etats-Unis et la façon dont le Capitole a fait main basse sur les douze districts. Evidement, je ne soutiens pas cette cause, loin de là, mais ce que j’ai aimé, c’est que les personnages du roman soient conscients de ce qu’il s’est passé. Un sentiment de révolte est déjà extrêmement présent, et donc, je ne me suis pas sentie prisonnière dans ma lecture, mais plutôt en colère et prête à prendre les armes avec eux, dès que le moment sera venu. Cette lecture m’a donc semblé moins malsaines que d’autres dystopies qui ont plutôt tendance à m’effrayer. Ici, la machine est déjà en route, et si la prison est extérieure, elle ne l’est pas sur la morale, il ne me semble pas avoir vu de moutons acceptant les décisions du Capitole, ils y sont forcés, mais n’y consentent pas (exception faite pour les habitants de la capitale, évidement, mais même des personnages comme Effie montrait une vague de répulsion envers le monde tel qu’il est peint dans le roman). 
L’ambiance de ce roman m’a rappelé certains volumes de Bobby Pendragon (Bobby s’entendrait très bien avec Katniss d’ailleurs). Ce n’est pas la même chose, mais j’ai trouvé que Katniss comme Bobby étaient deux personnages forts, fonceurs et profondément humains. De plus, ils morflent tous deux sur le plan physique comme sur le plan moral. Bref, j’arrête ici ma comparaison. Disons que j’ai ressenti la même chose dans ces deux lectures différentes.
 
A part cela, certains moments m’ont plutôt traumatisés. Le passage du Capitole à l’arène fait froid dans le dos. J’ai redouté le moment où les Jeux commenceraient, parce qu’étrangement, on s’habitue vite à la vie de prince des tributs (les différents participants) lorsqu’ils arrivent dans la capitale. Ils sont vus comme des stars, des vedettes et on leur offre beaucoup de choses : on les rend beaux, on les nourris, on leur donne de belles chambres… etc. Et lorsqu’arrive le moment d’être plongé dans l’arène, les choses deviennent tout à coup beaucoup plus sombres et difficiles.
Toute l’aventure pendant les Jeux est vraiment intense. Je ne pouvais plus m’arrêter de lire hier soir à partir de ce moment. Je ne me suis arrêtée pour dormir qu’au bout d’un chapitre après la troisième partie (chapitre qui rassure enfin sur le sort d‘un certain personnage de l‘histoire).
En somme, j’ai été scotchée par ce que doit vivre Katniss, par les massacres qui ont lieu et l’horreur qui prend peu à peu place dans l’arène.

the-hunger-games-promo-2.jpgA mes yeux, l’un des gros points positifs du roman, c’est le tribut qui vient du même district que Katniss : Peeta. Ce personnage est incroyable, je l’ai trouvé vraiment attachant. Et sa stratégie est tellement sincère qu’il faut être comme Katniss, plongée dans l’arène et dans son espoir de survis, pour ne pas comprendre où il voulait en venir depuis le début.
De toute façon, ce personnage est touchant dès que Katniss raconte l’histoire des pains et des pissenlits. A partir de là, on ne peut qu’être empathique à Peeta. Pour moi, ce fut le cas. Dès cet instant, je suis tombée sous le charme.
Et toute cette manigance autour d’une romance pour plaire au public, je ne peux pas en dire de trop, mais j’ai trouvé cela incroyable. Surtout qu’on sait, on le sent, que Peeta ne triche pas, il ne triche à aucun moment, dès l’instant où il est sélectionné.
Ca m’énerve de ne pas pouvoir en dire plus, je risquerai de gâcher la surprise à ceux qui n’ont pas encore lu ce roman et qui tomberaient sur mon article… (Lisez-le, vous ne le regretterez pas !!). Mais en tout cas, j’ai vraiment un coup de cœur sur le personnage de Peeta (comme l’avait prédit mon amie qui m’avait conseillé ce roman l’été dernier ! Merci encore Cess, si tu passes par là ;D).

Quoiqu’il en soit, j’ai été happée dans ce livre. C’est un univers riche et gorgé d’action qu’on nous offre là.
L’écriture de Suzanne Collins est aussi très bonne. Elle n’est pas extraordinaire (via la traduction VF, qui reste vraiment bonne, hein, quand même), mais elle sait faire passer les émotions avec discrétion et puissance. J’ai pleuré à un moment particulier du roman (vers le milieu me semble), et je ne pensais pas que ce serait possible. L’auteur sait donner du relief à ses personnages et ainsi, sans pouvoir s’identifier à eux pour autant, on a le sentiment d’être eux tout simplement et de vivre tout ce qu’ils vivent.
Katniss est une héroïne incroyable, et même lorsqu’on pourrait la croire naïve, et bien, en fait, sa naïveté est justifiée par tout ce qui lui arrive. A sa place, j’aurais toujours pensé comme elle et j’aurais été étonnée comme elle.
Tout ce que j’espère, c’est qu’elle y verra bientôt plus clair dans ses sentiments et qu’elle saura quelle est la meilleure décision… Bien qu’étrangement, je pense qu’un poids encore plus lourd que celui de l’amour va s’abattre sur elle.

A part tout cela, les autres personnages sont aussi très attachants. Je pense particulièrement à Rue ou à Tresh, ainsi que tous les concurrents des Jeux. Même Cato m’a ému et touché à certains moments (seule Clove m‘a donné envie de lui défoncer la tête).
J’ai aussi accroché à Cinna, Haymitch, Effie. Bref, ils sont tous humains à leur manière. Mais comme le roman est principalement concentré sur Katniss et ensuite Peeta, je doute pouvoir juger plus les autres personnages. Dans l’ensemble, je les ai apprécié.

En somme, je ressors très très enthousiaste après cette lecture, et la fin ne laisse que présager des événements encore plus sombres et difficiles. J’ai d’ores et déjà acheté le second tome !

Aussi, je pense que l’adaptation cinématographique va tout déglinguer !
J’ai hâte d’aller voir ça !

 

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Publié dans Hunger Games

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