Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 11:49

14-mai-2012---5.jpg Me revoilà enfin sur le blog pour parler d’une de mes dernières lectures : Nuit Tatouée, le premier tome de La Peau des rêves de Charlotte Bousquet. En introduction, je dirais que j’ai beaucoup apprécié ce roman, mais je vais expliquer tout de suite pourquoi.

 

Résumé : Être libre de son destin. Venger ses parents massacrés par des chimères, alors qu’elle n’était qu’un bébé. Telles sont les ambitions de Cléo, orpheline élevée par le clan du Passage, ennemi juré des créatures hybrides. Jusqu’au jour où, combattant l’une d’elles, Cléo voit ses certitudes voler en éclats. D’où vient son tatouage au poignet, étrangement semblable à celui de la chimère ? Que signifient ces visions terribles liées à la mort des siens ? Convaincue que son adversaire connaît la clef de son passé, l’adolescente se lance sur ses traces. En chemin, elle affrontera la haine, la trahison… et son désir pour Axel, un ténébreux ailé.

 

Comme je l’ai expliqué sur mon blog de lecture, j’ai eu du mal à entrer dans le roman au départ. Je l’avais commencé plusieurs semaines plus tôt, et j’ai lu quelques autres trucs avant de m’y mettre vraiment, puis le coup de cœur s’est déclenché tout seul. De fil en aiguille, j’ai aimé suivre les aventures de Cléo et découvrir son univers, qui elle était, etc. Sa quête est passionnante, elle est à la recherche de son passé dans un monde où le futur est assez laid. Cléo est donc une héroïne que j'ai beaucoup aimé, pourtant, j'ai toujours eu un problème avec les personnages féminins (comme je le répète trop souvent sur mes blogs), mais elle, elle a du caractère, elle est forte et humaine à la fois. Et puis, la couverture du roman influence un peu : sa beauté brûlante est à l'image de ce qu'elle est dans l'histoire, et son côté gothique m'a poussé à beaucoup l'aimer. Je me serais bien identifiée à elle si je n'étais pas une sorte de molusque presque roux et dénoué de détermination (chose qui est une grande qualité chez Cléo).

Donc, pour le moment, on ne découvre vraiment que Cléo ainsi que sa « fausse » sœur Tania, que je n’ai pas aimée du tout. Pour moi, c’était une future peste, et ça se sent dès les premières pages. C’est souvent qu’on la voit avoir un regard sombre, négatif, la jalousie la ronge et du coup, elle est rapidement détestable. Pourtant, Cléo est d’une grande douceur avec elle, quelque part, on dirait qu’elle est un peu son point faible et je pense que les seuls moments où l’héroïne est naïve, c’est lorsqu’elle est en compagnie de la jeune fille. L’autre personnage que je n’ai pas aimé, c’est Tybalt, je pense que c’était voulu et sa violence est désagréable. Il est hargneux, possessif, décourageant et le fait de ne pas en savoir beaucoup sur lui nous pousse à vouloir lui arracher les… et les lui faire bouffer. Vraiment. Je ne me souviens pas avoir lu quoi que ce soit qui puisse justifier son comportement, donc il n’est pas attachant du tout.

Par la suite, on rencontre aussi Lyn, et Lyn est géniale. Elle m’a vraiment fait craquer. La relation qui se créée entre elle et Cléo est magnifique. C’est assez rapide, mais je trouve que cette rapidité est très bien expliquée et logique, elle va avec l’histoire, avec l’évolution de l'intrigue. L’autre personnage qui sera sans doute attachant, c’est Axel, mais pour le moment, on l’aperçoit seulement au début et un peu plus à la fin, donc il n’y a pas grand-chose à en dire, si ce n'est que sa noirceur me semble déjà être une carapace à lumière (enfin, c'est ce que je suppose...).

Sinon, d’un point de vue plus général, j’ai adoré l’écriture de l’auteur. Au début, j’avais un peu de mal, puis je me suis habituée à son rythme, sa façon de faire vivre l’histoire. Elle lui donne du relief et par rapport à certains autres livres que j’ai pu lire, c’est une écriture vraiment belle que l’on découvre ici. Et c’est sans doute cela qui peut être perturbant sur le coup : les romans « jeunesses », on ne s’attend pas forcément à ce qu’il soit écrit d’une façon originale, et ça peut désarmer sur le moment. Puis après, on capte la qualité de l’écriture et ça nous plonge encore plus dans le récit. Bref, j’ai adoré.

 

Globalement, donc, j’ai adoré Nuit Tatouée. Mon avis est volontairement court parce que je ne veux pas répéter tout ce que j’ai pu dire dans mes deux ou trois articles publiés sur mon blog de lecture. Et puis, mes souvenirs sont moins frais deux semaines après avoir dévoré le livre...

Par Grazyel - Publié dans : Littérature fantastique
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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 20:06

Ephemere--tome-1.png J’ai terminé ma lecture du Dernier Jardin (tome 1 : Ephémère) lundi de cette semaine. Mon verdict est absolument positif ! J’ai beaucoup aimé cette lecture et je suis agréablement surprise par la qualité du roman ! Bref, je vais m’expliquer tout de suite :

Résumé : Que faire de sa vie quand on connaît la date exacte de sa mort ? Les scientifiques ont créé des enfants génétiquement parfaits, immunisés contre toutes les maladies. L'humanité a cru voir son avenir assuré...jusqu'au jour où le verdict accablant est tombé. Ces jeunes gens ont une espérance de vie incroyablement courte : 25 ans pour les hommes, 20 ans pour les femmes, sans exception. Dans ce monde désolé, des jeunes filles sont kidnappées et contraintes à des mariages polygames pour la survie de l'espèce.
Rhine, âgée de seize ans, a été enlevée de force à son frère. Elle se réveille enfermée dans une prison dorée, un manoir où des serviteurs veillent à ses moindres désirs. Malgré l'amour sincère de son mari et la confiance qui s'instaure petit à petit avec ses sœurs épouses, Rhine n'a qu'une idée en tête : s'enfuir de cet endroit.

On débarque in medias res dans le roman : on assiste à la fin de l’enlèvement de Rhine et de ses futures sœurs épouses, si bien qu’on n’a pas le temps de comprendre ce qu’il se passe et qu’on se retrouve déjà plongé dans l’action. C’est direct, vif et sur le coup, surprenant.
Puis, au fur et à mesure, le récit se met en place, les choses se calment et on découvre une dystopie parfaitement maîtrisée par son auteur. On pourrait reprocher le fait de ne pas en savoir assez sur les causes de ce monde apocalyptique et assez violent mais en réalité, j’ai trouvé que c’était plutôt une bonne idée de nous faire simplement survoler cette question. On se retrouve pris au dépourvu et tout se dévoile peu à peu. On apprend à connaître les personnages et en réalité, ce roman est un immense tableau des vies de ses héros : le but du roman n’est pas tellement la dystopie, mais plutôt l’évolution des individus dans ce monde. On les accompagne et on suit leurs aventures. L’intrigue est la même du début à la fin : Rhine, l’héroïne, veut fuir le lieu où elle est enlevée. Ce n’est que ça, mais entre le commencement et le final du roman, beaucoup de choses changent, les regards sombres que l’on pouvait avoir sur certains personnages se font plus tendres, on se laisse prendre au jeu dans lequel est plongé Rhine et on doute avec elle du fait que la vraie solution soit la fuite. Finalement, comme l’explique sa sœur épouse Jenna, la maison où elles sont séquestrées n’est pas un si vilain endroit pour mourir. Dehors, c’est la mort, tout n’est que survie et misère, alors qu’elles, elles se retrouvent dans un Jardin d’Eden (en quelque sorte, d’où le titre du roman je suppose).
Quoiqu’il en soit, les choses ne sont belles qu’en apparence, car lorsqu’on se plonge vraiment dans l’histoire, c’est un tableau bien mensonger qu’on découvre. Et je pense que c’était cela, l’enjeu de ce roman, nous montrer un endroit utopique et désirable, où l’on ne manque jamais de rien, mais qui, en réalité, n’est qu’une prison dorée. Une vraie dystopie. C’est un piège moral en plus d’être un piège physique.
Quant aux personnages, je les ai tous appréciés. Rhine est spectaculaire, Linden est vraiment très intéressant et Gabriel m’a beaucoup plu. J’explique tout mon ressenti sur eux dans deux articles sur mon autre blog (je posterai les liens à la fin de mon billet).
J’ai aussi failli pleurer à un endroit stratégique du roman et la seule chose qui m’en a empêché, c’est d’être dans la hall de la fac entourée par plein d’étudiants, sinon, j’aurai versé des torrents de larmes…

Pour conclure, cette lecture est convaincante, très intéressante et elle mériterait qu’on se penche dessus avec plus sérieux. J’ai été extrêmement surprise par la plume de l’auteur, elle n’est pas exceptionnelle, mais elle est naturelle, vraie, et imiter le vrai, c’est ce qu’il y a de plus dur dans le monde de l’écriture. Donc je fais une ovation à Lauren DeStefano pour son roman. J’espère pouvoir me procurer la suite en aout et y retrouver toute cette puissance « littéraire » et des personnages toujours authentiques !

 

Lien vers mes deux articles que j'ai rédigé durant la lecture du roman : le premier est ici ; et le second là !

Par Grazyel - Publié dans : Littérature jeunesse
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 18:19

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Il n'y a pas eu beaucoup d'articles ces derniers temps sur mon blog. Je m'en excuse. Les examens s'approchent de plus en plus et je redouble de talent dans la procrastination. Bref, pour dire ça d'une façon simple : c'est la misère...

 

Malgré tout, la semaine dernière, j'ai eu l'occasion d'aller faire un tour du côté d'Opéra avec une amie. Comme ma fac n'est pas très loin de là (ou plutôt qu'Opéra est mon changement pour rejoindre la Gare de l'Est...), j'ai été extrêmement heureuse de d'apprendre qu'il existe une boutique de livres d'occasion par là. Du coup, j'ai fait une petite folie !

D'ordinaire, je ne me permets pas trop de faire des achats livresques, je galère déjà assez pour survivre dans Paris, mais comme mon anniversaire est encore récent et que les livres n'étaient vraiment pas chers, j'ai fait chauffer ma CB ! Pas de grande chose, mais quand même. En tout et pour tout, j'en ai eu pour 16€50, et je suis repartie avec un total de 8 livres. Je vais vous en parler immédiatement :
Sur la première image, ce ne sont que des livres que j'ai obtenu dans cette librairie. Mon amie qui était avec moi m'a harcelé pour que je découvre enfin la trilogie de son enfance, c'est à dire A la Croisée des Mondes. Elle m'a offert les tome 2 et 3 pour être sûre que je n'ai plus aucune excuse, mais aussi parce qu'elle est juste adorable avec moi <3 (donc merci Camille, si tu passes par ici ^_^). J'espère les commencer très prochainement !
Sinon, j'ai aussi eu l'occasion de trouver pour la petite somme d'1€ (symbolique) Le Voleur de corps d'Anne Rice, Moka de Tatiana de Rosnay et L'Ange de l'Abîme de Pierre Bordage. Pour Anne Rice, c'est juste que j'adore cette écrivain depuis toute gamine (j'avais lu Lestat quand j'étais au collège... ahem...), et les deux autres, je ne les connais pas encore mais j'en ai entendu tellement de bien qu'ils m'ont tenté. Et 1€... 1€ quoi ! Comment dire non ?!
Quant à Nuit Tatouée, je l'ai trouvé en excellent état pour 5€. J'ai reçu le marque-page de la suite de ce roman et du coup, quand je l'ai vu en occasion, il m'a immédiatement tenté !! J'en parlerai prochainement, il fait parti des trois lectures en cours que j'ai depuis quelques semaines... (je ne suis pas sérieuse... je ne suis pas sérieuse...).

 

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Les autres bouquins que j'ai sont des manga. J'ai acheté les tomes 8 et 11 d'Angel Sanctuary de Kaori Yuki. C'est un manga que j'adore depuis le collège mais que je n'ai jamais pu avoir en entier (je n'ai que 6 tomes chez moi), donc j'ai décidé d'acheter ceux qui me manquent en occasion dès que je les trouverai, peu importe l'ordre à l'instant qu'ils ne sont pas chers. Et l'autre manga que j'ai acheté, c'est le premier volume d'Ayashi no Ceres de Yuu Watase. Je connais cette mangaka depuis mon enfance, ma soeur en est une grande fan et j'avais déjà lu Lui ou Rien (un de mes mangas préférés). Pour le moment, j'accroche pas mal à l'histoire ! Ca me rappelle beaucoup de souvenirs puisque j'avais regardé les animés quand j'étais plus jeune.

 

Je garde le meilleur pour la fin, c'est à dire le livre que je n'ai pas acheté d'occasion mais pour lequel je me suis ruinée (sans regret XD). Il s'agit de l'adaptation en BD de Lorenzaccio d'Alfred de Musset et... qu'en dire si ce n'est que je suis sous le charme ! Les graphismes sont d'une incroyablement beauté et je trouve que la représentation androgyne de Lorenzo est tout à fait pertinente (ainsi que certains choix d'adaptations). Bref, j'ai beaucoup à dire sur cette BD mais je ne veux pas l'avoir fait sans vous avoir, au préalable, parlé de la "pièce" de Musset ! Une pièce qui me tient énormément à coeur... L'Oeuvre de Musset a une profonde influence sur moi, ses mots me font vibrer et me parlent. Bref, je m'arrête ici !

 

La prochaine chronique de blog devrait donc être sur Lorenzaccio ou sur un autre livre que j'espère avoir bientôt terminé =) Voilà !

Par Grazyel - Publié dans : Ma vie parisienne
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 18:00

Aff-Melancholia.jpg Je suis perturbée. Je viens juste de terminer de regarder ce film, et je n’ai qu’une envie : en parler immédiatement, sur le coup.

Résumé : À l'occasion de leur mariage, Justine et Michael donnent une somptueuse réception dans la maison de la soeur de Justine et de son beau-frère. Pendant ce temps, la planète Melancholia se dirige vers la Terre...

 

~~~

 

Et bien... J’ai rarement vu un film aussi étrange et suffoquant.
Je voulais le voir depuis longtemps déjà, et l’autre jour, je me suis autorisée la folie de l’acheter. Ce film prend des allures de fin du monde et honnêtement, il fait assez froid dans le dos. Personnellement, je le rapproche beaucoup du roman que j’ai lu l’autre jour (Chroniques de la fin du monde), ils ne se ressemblent pas du tout, mais cette ambiance apocalyptique et en huit-clos leur correspond tout à fait.
On est loin des films catastrophes où on voit la population paniquer et s’éteindre. On vit la fin du monde à l’intérieur d’un même environnement, quasiment ignorant de la situation et surtout, plutôt isolé. Ce qui renforce l’impression d’étouffement.


Le film est coupé en deux parties. La première est consacrée à Justine (Kirsten Dunst) et même si on se laisse prendre au jeu, cette partie est assez longue et froide. On apprend beaucoup de choses, tout comme on en apprend peu. Le spectateur reste complètement en dehors du mariage… Bref, ça m’a pas mal déplu, même si on apprend à connaître les personnages (plus ou moins, mais on se rend surtout compte que ce n’est pas le plus important).
La seconde partie est, quant à elle, bien plus intéressante. Cette fois-ci, c’est le personnage de Claire (Charlotte Gainsbourg) qui est mis en valeur. Déjà, on entend enfin parler de Melancholia, la planète qui se dirige vers la Terre. Les images sont magnifiques et impressionnantes, et les personnages réagissent d’une manière tout à fait réaliste : entre émerveillement, angoisse et prudence. Du moins, au début.
J’ai trouvé que Justine et Claire étaient extrêmement intéressantes. J’ai été stupéfaite par la qualité de leurs personnages. Même si on reste tout de même à l’écart d’elles, et bien, elles m’ont vraiment impressionnées. Leur relation excessivement proche et surtout leurs deux caractères absolument opposés, tout cela m’a touché. Même si on n’apprend que peu de choses d’elles…
Le mot « mélancolie » n’est finalement pas uniquement réservé à la planète qui approche de la Terre. Les personnages eux-mêmes en sont atteints.
Personnellement, la seconde partie m’a scotché sur mon lit. J’ai du mal à m’en remettre. Je n’ai pas pleuré, ni eu une réaction particulière, c’est juste qu’il y a un sentiment dérangeant qui s’est invité en moi, et c’est difficile de s'en débarrasser. C’est surtout ça qui m’a impressionné dans ce film : un énorme malaise qui s’immisce chez le spectateur…
De plus, aucun des parasites universels (religion, politique, société… etc.) ne prennent part dans ce film, ce qui fait qu’on ne peut qu’entrer d’autant plus dans la catastrophe qui arrive. Il n’y a pas de morale, je trouve, juste une conclusion. Et ça, ça me plaît.

Par Grazyel - Publié dans : Films
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 09:58

54887_Gakuen_Ouji_playboy_academy_tome_1_soleil-horz.jpg

 

Hier, j’ai volé pas mal de mangas à ma sœur pour satisfaire mon désir d’en lire en ce moment. Comme je n’ai plus les moyens de m’en offrir et que ma soif est revenue récemment, j’ai donc été piquer deux collections en cours à ma frangine qui possède une bibliothèque monstrueusement blindée de shojo O_O… Gakuen Ouji, que je ne connaissais pas, en fait parti.

Résumé : L'académie Oka est devenue mixte depuis peu de temps. En très large infériorité numérique, les garçons n'ont que peu d'options : être moche, être une idole inaccessible, accepter d'assouvir les pulsions sexuelles de ces jeunes filles ou être en couple.
Fraîchement transféré dans ce lycée, Mizutani attise les convoitises et les filles de la classe d'élite veulent faire valoir leur droit de cuissage ! Le jeune homme n'a pas le choix, il lui faut se mettre en couple d'urgence. Il choisit la nouvelle arrivée, Okitsu, qui pourtant ne cherche qu'à rester loin de tout ça. Commence alors l'enfer pour la jeune fille...

Ma sœur m’a conseillé ce manga un peu au hasard, en me disant « bah, ça change des filles qui se font harceler, puisque là, ce sont les hommes », et je me suis dis « tiens, cool, ouai, je te les pique ». Et je me rends compte que si ce manga n’est pas le manga du siècle, et bien, on s’éclate vraiment en le lisant ! Certes, il faut penser à faire une lecture au second degrés, parce que sinon, la femme est quand même vachement dévalorisée dans ce manga (et les hommes ne sont pas épargnés non plus, remarque…) et ça peut être désagréable.
Enfin bon, j’ai trouvé l’idée de cette série assez singulière. Ca m’a directement changé des mangas prudes, avec des petits bisous significatifs d‘une envolée sentimentale vomitive… Ici, je me suis vraiment marrée parce que les personnages ont un vocabulaire aussi délicats et tendres que le mien. Et puis, même si certains thèmes assez sérieux sont abordés, tout est fait dans le rire et dans le détournement. Bref, c’est une lecture sympa pour se détendre et se marrer sur un humour bien gras. Personnellement, je m’éclate !
Et contre toute attente, les personnages se montrent aussi très attachants, que ce soit les garçons ou l’héroïne. Ils me plaisent et sont plus que distrayants, je les trouve sincèrement travaillés par leur auteur O_o alors que dans un manga, je trouve qu’il est rare d’avoir affaire à des personnages approfondis, et bien ici, j’ai trouvé que c’était le cas, qu’ils avaient des réactions plausibles et non pas exagérées et que leurs sentiments étaient purs. Bref, coup de cœur sur Rise, Mizutani et Akamaru. Pour ce qui est des autres personnages, ils sont pour la plupart désagréables au possible ou alors totalement clichés.
Sinon, pour ce qui est du graphisme, même si je ne suis pas incroyablement sensible, je reconnais que les dessins ont quelque chose de vivant et qu’ils contribuent sans aucun doute à l’efficacité de l’intrigue et des personnages. Bref, j’aime beaucoup les traits délicats de l’auteur et la façon dont elle réalise les expressions. Parfois, elles sont touchantes et à d’autres moments excessivement drôles. Bref, l’auteur de ce manga joue sur une multitude de tableaux, et… Je suis séduite !

Par Grazyel - Publié dans : Manga
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