Anne Rice, Le Domaine Blackwood

Publié le par Grazyel

Ce qu'il y a de bien avec la saga d'Anne Rice, c'est que l'on peut suivre les volumes de l'histoire sans trop s'occuper de l'ordre. Il se trouve que je n'étais même pas née à la sortie des premiers livres, donc je n'ai découvert les Chroniques qu'avec beaucoup de retard. Je me souviens avoir lu Lestat, le vampire, vers mes douze ou treize ans, et Vittorio (qui n'est pas des Chroniques), à peu près à la même période. Je compte relire Lestat bientôt, étant donné que j'ai acheté la toute nouvelle édition parue en octobre 2009. Bref, tout cela pour dire que je ne peux critiquer "sérieusement" que Le Domaine Blackwood, il n'est pas trop ancien dans ma tête, et puis, il m'a beaucoup marqué, j'ai vraiment aimé ce livre ! En particulier le personnage de Quinn (en même temps, c'est le héros du livre, difficile de passer à côté !)

Résumé : Quinn Blackwood parcourt les splendeurs de son domaine. Il fuit : hanté depuis sa naissance par un double maléfique, il cherche à échapper à cet esprit. En vain. Lorsque Quinn se voit transformé en vampire, héritier d'une immortalité qu'il n'a jamais souhaitée et coupé de tout ce qui faisait sa vie, il s'aperçoit que son double est devenu encore plus sanguinaire et terrifiant.
Le récit nous conduit du domaine Blackwood à La Nouvelle-Orléans, de la Grèce antique à la Naples du dix-neuvième siècle. Dans les pas de Quinn, nous suivons la race du légendaire vampire Lestat, qui, espère-t-il, l'aidera peut-être à échapper au spectre qui l'entraîne inexorablement vers les marais démoniaques et leurs abominables secrets.
Plus qu'une histoire de vampires et de sorcières, ce roman est construit sur une intrigue puissante, entre liens du sang et liens sanglants, fantasmes et fantômes.


Tarquin (Quinn) Blackwood est, je me souviens, mon dernier coup de coeur masculin dans un livre. Il est de ces personnages qui me font dire "je me fiche du célibat, je trouve mes amants dans les romans que je lis", à cause de lui, j'ai trompé Bobby, j'ai trompé Joe, j'ai trompé Harry, j'ai trompé plein d'hommes ! Dont Lestat ! Bref, je suis tombée amoureuse de ce sublime personnage si sensible et doux... Il est parfait ! Tout le long du roman, de son amour pour son double à ce qu'il finit par ressentir pour Mona, sans compter la passion qui le relie immédiatement à Lestat. Ce-dernier semble être fasciné par son récit , et bien, je dois dire que moi aussi, et pas qu'un peu ! Quinn m'a fait rentrer dans son univers comme on rentre dans un journal intime, il a été vrai dès le début, et ce, pour le plus grand plaisir des lecteurs.
Je trouve que l'intrigue du Domaine Blackwood est très bien réalisée, en plus de cela, elle rappelle les événements qui ce sont produits par le passé et aide le lecteur à ne pas se perdre après tout ce temps (la saga s'étant réalisée sur plus de vingt ans, il me semble, ça ne peut donc qu'être bénéfique !), le personnage de Quinn est frais, authentique et géant - dans tous les sens du terme, puisqu'il mesure près de deux mètres !
On comprend vraiment l'évolution du personnage, comment il a pu devenir ce qu'il est devenu, un être avec le Don Ténébreux, qu'est-ce qui a pu le pousser à continuer d'aimer et chérir sa famille même après sa transformation, l'amour qui l'a relié à son double durant tout le roman. Quinn est un innocent du début à la fin, même durant ses crimes, il reste pur et léger, un peu comme un enfant. Je crois que c'est cette innocence qui a conduit l'auteur à faire une transformation assez répugnante de Quinn, il est humilié, rabaissé, traité plus bas que terre à ce moment précis... Cette transformation est en totale opposition avec tout ce que le personnage représente durant le roman.

Dans ce livre, j'ai beaucoup apprécié la conception de l'amour qu'a Quinn, pour lui "hommes et femmes représentent la même beauté", il peut aimer n'importe quel individu, qu'il soit de son sexe ou non, et pourtant, il s'agit d'un personnage très pieux, qui, en théorie, a plus de chance d'être contre l'homosexualité que de la ressentir (en particulier lorsque c'est pour un prêtre !). En plus d'être milliardaire, c'est tout de même un personnage qui s'offre la liberté de choisir, et je trouve cela très beau. Mais ce qui l'est d'autant plus, c'est lorsqu'il s'éprend d'une passion sans limite pour Mona, il est tout à coup naïf, différent du garçon têtu qui court après ses fantômes durant toute l'intrigue.

En somme, j'ai sincérement apprécié ce livre, même si là, tout de suite, je ne me souviens plus tellement de ce que j'ai ressenti (et c'est un sérieux problème... comme quoi, tout est éphémère...), l'histoire tient debout et se termine de façon brutale pour mieux nous entraîner vers le Cantique Sanglant où Lestat reprend la parole pour nous mener à la fin de la saga. Tout ça parce que, toute bonne chose a une fin... (cela dit en passant : je hais cette devise !).

Commenter cet article

Matilda 08/12/2009 12:48


Je ne lis pas ton avis en détails parce que je n'ai pas encore lu ce livre mais ça me donne envie de me plonger dedans ! Qu'est-ce que j'aimerais que Le sang et l'or ressorte enfin !